Le 4 mars 2024 : une date qui entrera dans les livres d'histoire français. A quatre jours du 8 mars, journée internationale du droit des femmes, députés et sénateurs, réunis en congrès, ont entériné hier soir par un vote « historique » à Versailles, la liberté de recourir à l'avortement dans la Constitution française. Sur 902 parlementaires, 852 se sont exprimés. Le consensus a été massif, avec un vote favorable de 780 parlementaires, contre seulement 72 voix opposées. Un score de près de 92 % des suffrages exprimés, bien au-delà de la majorité des trois cinquièmes requise pour valider cette révision constitutionnelle. Il s'agit d'un véritable événement, puisque la France devient le premier pays au monde à inscrire le droit à l'IVG dans sa constitution. Quelle a été la position des parlementaires gersois au cours de ce vote. On fait le point avec leurs témoignages.
Ils ont voté pour :
Le Sénateur socialiste Franck Montaugé :
"C'est un moment important, qui a permis de graver dans le marbre de la constitution de la 5e république la liberté garantie des femmes à recourir à l'interruption volontaire de grossesse."
Le député Renaissance de la 1ère circonscription du Gers, Jean-René Cazeneuve :
"C'est un message aussi important envoyé au reste du monde. Un message universel puisque nous sommes le premier pays au monde à le faire. Et je parie que d'autres pays vont emboiter le pas dans les prochaines semaines.
Le député socialiste du groupe Liot de la 2e circonscription du Gers, David Taupiac :
"C'est un signal très fort envoyé à toutes les femmes qui ont pu être impacté par le passé, qui ont connu une période pour les plus anciennes où l'IVG était encore un tabou. Aujourd'hui, on passe encore un cap de plus en l'inscrivant dans la constitution."
Il a voté contre :
Le sénateur Alain Duffourg :
" J'ai voté contre, car je considère que le droit à l'IVG n'est pas menacé dans notre pays. Aucun parti politique ne veut le mettre en péril."
CP : assemblée nationale
E.R