Parcourir le plus de kilomètres à vélo pendant un mois. C'est l'objectif du défi « Mai à vélo » lancé aux français et décliné au niveau départemental dans les Hautes-Pyrénées. L'initiative survient dans un contexte de hausse des prix à la pompe et vise à davantage généraliser la pratique du vélo. Les explications de Stéphanie Berdet, responsable d'un bureau d'accompagnement des territoires et de transition écologique à la Direction départementale des territoires des Hautes-Pyrénées. Entretien.
Cette démarche déclinée au niveau départemental, c'est l'idée développée par un groupe de travail dédié à la promotion du vélo...
Oui. Dans le cadre de nos missions à la DDT on s'occupe de promouvoir la mobilité durable sur l'ensemble du département soit auprès des collectivités en incitant à la mise en place d'infrastructures cyclables ou à la promotion de déplacements en covoiturage, soit auprès des particuliers dans une démarche d'accompagnement. On s'est associés avec les services de la préfecture, de l’Éducation nationale, du service jeunesse et sports, des collectivités et les associations locales pour monter un groupe de travail à l'échelle départementale. Parmi les idées qui ont émergées, celle de lancer un challenge vélo qui s'appuie sur l'événement national.
En quoi cette initiative peut inciter les habitants à employer le vélo quotidiennement, au delà du simple mois de mai ?
L'idée est d'inciter, de faire essayer aux personnes. Venir une fois au travail à vélo par exemple. Ce n’est pas forcément évident, il y a des contraintes, mais le fait d'essayer peut inciter à reproduire cette démarche dans d'autres situations. On incite les collectivités, structures ou employeurs à mobiliser les gens et à faire des actions en faveur du vélo. Notamment, « Mai à vélo » qui propose ce challenge au niveau national via l'application Géovélo. Tout le monde peut participer, pour tout type de déplacement à vélo.
Pour essayer d'agrémenter ce challenge on a fait appel à des partenaires locaux qui proposent un grand nombre de lots qui vont de vélo de seconde main à des bons de réparation vélo, des bons d'achat.
De quelle manière travaillez-vous en parallèle sur l'enjeu de développer les aménagements cyclables ?
Que ce soit les communes ou communautés de communes, il faut plusieurs étapes. D’abord déterminer les axes prioritaires où il serait intéressant de mettre des pistes cyclables et qui relient les pôle générateurs de déplacements comme les écoles, la mairie, les services ou les zones commerciales. On accompagne ensuite pour la réalisation des aménagements.
Certaines collectivités se lancent et ça va venir progressivement. Ça contribue in fine à améliorer la qualité de vie en ville avec des espaces publics plus agréables.
Le contexte géopolitique actuel et la hausse des prix du carburant peut jouer un rôle dans ce défi, mais ce n'est pas le seul enjeu...
Il faut rappeler pourquoi on essaie de promouvoir le vélo. D'abord pour des questions environnementales dans un contexte de lutte contre le changement climatique. Encourager le vélo permet de diminuer l’émission de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de notre air. On peut dire qu'il y a une vocation économique parce que nos dépenses en énergie fossile elles sont lourdes et dans ce contexte de crise du carburant. C'est aussi un enjeu de santé publique.
N.B