Ce mois d'octobre marque le début d'une nouvelle campagne de lutte contre le cancer du sein. Pour l'édition 2023 d'Octobre rose, la Ligue contre le cancer dans les Hautes-Pyrénées cherche à rendre ses ressources accessibles aux femmes les plus éloignées de l'information. Les précisions d'Annette Cuq, la présidente du comité départemental de la Ligue contre le cancer des Hautes-Pyrénées. Entretien.
Quelle nouveauté comptez-vous cette année parmi vos actions mises en place dans le cadre d'Octobre rose ?
Nous avons des actions plus ciblées. Nous intervenions auparavant dans un seul quartier de Tarbes à Laubadère, cette année nous avons des actions dans quatre quartiers prioritaires. Même si on touche moins de monde, on peut intervenir auprès d'un public qui n'est pas très averti.
Il s'agit de faire de la sensibilisation avec discussion. On propose ensuite un atelier de palpation pour apprendre aux femmes, une par une, comment il faut s'examiner et pour leur rappeler de consulter un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme au moins une fois par an.
Quels sont les autres points d'orgue des actions programmées pour ce mois d'octobre rose ?
On n'a pas encore toutes les manifestations mais comme chaque année nous comptons 45 à 50 rendez-vous pour le mois d'octorbe dans le département. Nous prévoyons également une action avec la CPAM à Arrens-Marsous. Toute une journée qui sera dédiée à tous les dépistages. Le but est de rendre accessible ces ressources dans les déserts médicaux, qui sont éloignés des villes, des centres de radiologie et des médecins. Pour rappel, les dons que nous recevons servent surtout à financer la mise en place de soins de support et les aides financières aux malades.
Constatez-vous une évolution dans la mobilisation de la population lors d'octobre rose ces dernières années ?
On constate aussi une évolution au niveau des chiffres, avec 62 000 nouveaux cas de cancer du sein par an en France. Nous avions annoncé 58 000 nouveaux cas l'année dernière, donc ça augmente. Le nombre de décès stagne à 12 000. On espère pouvoir augmenter le chiffre d'adhésion au dépistage, qui est en dessous de 50%. C'est-à-dire qu'une femme concernée sur deux ne se fait pas dépister.
N.B