Grégory Menkarska tire sa révérence en tant qu'entraîneur du RCA, un "au revoir" mais peut-être pas des "adieux"

Après presque une décennie passée à la tête de l'équipe première du RCA, Gregory Menkarska tirera sa révérence en fin de saison. Un choix « difficile à prendre » mais qui végétait en lui depuis quelque temps. Son avenir s'inscrit désormais en pointillé.

L'annonce en a surpris plus d'un. D'abord parce que l'homme dont on parle fait partie intégrante de l'histoire du club. Puis la question du timing, à quelques journées de la fin du championnat de Nationale 2 dans lequel évolue le RCA. « Je ne me suis pas caché, j'ai senti que c'était le moment de partir » rapporte celui qui aura baigné au club pendant 32 ans, si l'on additionne sa carrière de joueur à celle d’entraîneur. « On me demande toujours si ça va depuis mon annonce de mercredi, et je vous le dis : ça va très bien. »

Apaisé, « soulagé » selon ses mots, Greg a « validé sa décision » de mettre un terme à son mandat d'entraîneur après concertation avec les siens. « Dans ma famille, tout le monde s'est mis sous cloche pendant presque dix ans et ils ont soutenu ma décision. Dans ce milieu, tout le monde court et ça m'écrasait un peu. Puis je le ressens que c'est le bon moment. L'important, c'est le bien-être aujourd’hui. »

« Merci pour les roses, merci pour les épines »

Reste une question en suspens, pourquoi maintenant. Le timing interroge alors qu'il reste six journées de championnat à disputer pour les Auscitains, actuels troisièmes du championnat de Nationale 2. La décision de Menkarska va-t-elle donner un souffle positif à cette équipe dont l'objectif du début de saison, celui d'obtenir le maintien le plus tôt possible, est déjà acquis ? « C'est comme quand tu joues pilier : si tu avances, c'est grâce à toi, si tu recules, c'est à cause de toi. Merci pour les roses, merci pour les épines » répond l'ancien pilier droit de 43 ans.

Quoi qu'il en soit, le natif de Seine-et-Marne aura participé pleinement à la reconstruction de ce bastion du rugby français tombé dans les abysses du monde amateur, de la division Honneur à la Nationale 2. « Depuis la passation en 2017, on en aura vu. La saison prochaine, on sera au moins dans la même division et c'était la promesse qu'on s'était faite au début. L'après [les phases finales, NDLR] c'est du bonus. »

Un maintien au club ?

Quid de la suite. Se mettre en retrait ? S'engager dans un nouveau challenge, ou rester dans l'environnement du club ? « Le staff a dit que ma sortie devait être belle. On m'a demandé si je voulais avoir d’autres missions au sein du club. Je vais me poser et y réfléchir ». Travail de la mêlée, rôle au sein de la détection des jeunes, plusieurs pistes sont étudiées par Grégory Menkarska qui avoue se sentir « totalement libéré  » sur la question de son avenir. « Je pars quand il fait beau, mais les deux dernières années, il a fallu tenir le pavé. »...« Maintenant, je ne cours après rien, je n'irai pas me vendre. Avoir un nouveau défi, pourquoi pas, mais il faut qu'il soit réel. »

Un rôle au sein de la formation serait en accord avec la vision qu'il se fait de l'avenir du club. « Il faut s'appuyer dessus et ne pas faire la même erreur qui nous a fait tomber de Pro D2. On avait perdu notre identité. » Pour Greg, la suite s'écrit désormais en pointillé, l'esprit libéré.

Ses joueurs auront certainement l'envie de saluer son engagement pendant trois décennies au sein du club ce samedi face à un mal classé de la poule, Graulhet, dans son antre de Fouroux. Réponse à 18 heures.

N.M