Une rentrée loin d'être sereine selon les syndicats
Les syndicats enseignants dénoncent des annonces gouvernementales "trop tardives et approximatives" concernant cette rentrée. Une rentrée loin d'être sereine selon Estelle Aries, secrétaire départementale du SNUIPP-FSU du Gers avec notamment le port du masque obligatoire."Notre métier est quelque peu transformé. Enseigner avec un masque, c'est quelque chose qu'on a pas vraiment appris à faire et c'est pas forcément si évident que ça. Il y a quand même beaucoup de choses qui passent par les expressions du visage, par l'articulation pour les petits qui travaillent les sons et les plus grands qui apprennent des langues étrangères. Je pense à mes collègues du second degrés avec les enfants qui doivent porter ce masque toute la journée, c'est quand même quelque chose qui va être difficile. Ils vont être tenté de l'enlever, de le remettre. Je sais que chacun fera au mieux, je n'ai pas d’inquiétude là-dessus, mais ça n'a rien quand même pour nous rassurer", déplore la représente syndicale.
“Très probablement, qu'on va découvrir des grands écarts entre les élèves”
Autre motif d’inquiétude pour les syndicats : les inégalités scolaires. Elles ont été accrues lors du confinement. Estelle Aries, professeur des écoles, craint que les enseignants gersois doivent faire face à de faire face à de grandes inégalités cette année. "Très probablement qu'on va découvrir des grands écarts. Les collègues enseignants ont fait de leur mieux pendant cette période de confinement, néanmoins l'école à la maison ce n'est pas la même chose que l'école en classe, tout le monde n'a pas les mêmes facilités pour se faire aider ou de matériels. Donc, on en est à peu près sûr, qu'on va avoir des enfants qui ont rencontré des difficultés, et donc avoir de gros écarts dans nos classes. Et tout le travail du début d'année ça va être effectivement d'essayer de faire au mieux pour retrouver une ambiance de classe sereine et pouvoir travailler pour tous les élèves malgré ces écarts. Après le Ministre Jean-Michel Blanquer, parle d'évaluer à tout crin dans ce but-là. Nous on est pas dans cette orientation. On ne veut pas rajouter du stress au stress parce que ça a été difficile pour les enfants ce qui s'est passé et revenir à l'école c'est difficile pour certains. Certains ont peur. Et donc, on voudrait par commencer par créer une ambiance de classe la plus sereine possible. On sait que ça va pas être facile, mais rajouter des évaluations standardisées avec du temps limité, on pense que c'est pas le plus urgent dans l'immédiat. On voudrait d'abord que les enfants soient content de revenir à l'école, retrouve l'envie d'y venir en toute sérénité." Reportage à retrouver dans nos éditions de la mi-journée.
E.R