La gendarmerie du Gers constate en ce mois de décembre une hausse des cambriolages par rapport à l'an dernier. Si les chiffres sont quelques peu tronqués en raison des différentes mesures sanitaires mises en place en 2020, le lieutenant Cyrille Séchaud appelle à la méfiance, à quelques jours des fêtes.
La tendance est à la hausse mais elle reste à relativiser.
L’augmentation est en effet quelque peu tronquée. L'an dernier, on était à l’abri grâce aux mesures Covid : les gens bougeaient moins et les cambrioleurs aussi.
Dans un département rural comme le Gers, les gens ne sont pas assez vigilants ?
Les Gersois font comme pour leur voiture sur le marché, ils laissent les clefs dessus. Il faut bien penser à fermer les volets et les portes quand on s'absente. Même pour aller au marché et surtout quand on part en vacances. Ne pas laisser apparaître son absence et ne pas en parler sur les réseaux sociaux, c'est un phénomène qui s'accentue. Certains donnent leurs dates de départ et le lieu de destination : c'est une porte ouverte aux malfaiteurs.
Qui contacter pour assurer des rondes ?
Demander aux amis, la famille, aux voisins en qui on peut avoir confiance. Les voisins vigilants, ça marche. Ne pas laisser d'échelle, de pieds de biche, de pierres capables de briser une vitre, de clefs dans le pot de fleurs ni dans la boite aux lettres.
La gendarmerie peut aussi intervenir.
Oui, dans le cadre de l'opération tranquillité-vacances. Les gens peuvent aussi aviser la brigade du coin de son absence et elle pourra organiser des patrouilles pour surveiller les domiciles, ça permet d’éviter les mauvaises nouvelles.
Quelles sont les cibles les plus fréquentes ?
Dans les résidences principales. Ils récupèrent tout ce qui est monnayable : des bijoux, des espèces. Tout ce qui peut se receler facilement. On a eu quelques vols à la roulotte aussi en début de mois avec le vol de matériel électroportatif.
N.M