Gers : tout juste sorti de cure de désintoxication, il se fait interpeller avec plus de 2g d'alcool dans le sang et sans permis

Un homme de 35 ans a été condamné mardi après-midi par le tribunal correctionnel d'Auch à 15 mois de prison ferme pour conduite sans permis, sous emprise d'alcool, refus d'obtempérer et rébellion.

Il venait de sortir d'une cure de désintoxication de plusieurs semaines dans une clinique de l'agglomération toulousaine initiée de son plein gré pour se sortir de ses addictions à l'alcool. Il y avait même rencontré l'amour avec une patiente du centre. Sa cure finie depuis plusieurs jours, cet homme âgé de 35 ans, a profité d'une permission de sortie de sa nouvelle compagne pour le week-end du 3-4 septembre, pour "passer avec elle un séjour hors des murs de la clinique », dans sa maison à Cologne. Malheureusement, leurs addictions respectives ont vite repris le dessus. Après avoir bu "une bouteille de rosé" à midi, ils décident de se rendre au resto de la commune pour fêter leurs retrouvailles. Mais plutôt que d'arroser ça avec modération, ils décident de boire une puis deux bouteilles de rosé. Malgré un état d'ébriété avancé, il décide de prendre la voiture pour rentrer au domicile situé ... à moins de deux kilomètres.

Il prend la fuite à travers champs et se montre violent au moment de son interpellation

Très mauvaise idée, dès la sortie du restaurant, le prévenu qui a décidé de prendre le volant, estimant "qu'il était moins alcoolisé et touché par l'alcool que sa compagne", percute la voiture d'un salarié du restaurant et prend la fuite. La gendarmerie est alertée et patrouille dans le secteur pour retrouver le chauffard. Il retrouve très vite la trace du véhicule et décide de procéder au contrôle du conducteur. Mais à la vue des gyrophares, et après plusieurs sommations, il immobilise son véhicule et prend la fuite à pied à travers les champs "par peur de retourner en prison". Les militaires se lancent à sa poursuite. Au moment de son menottage, le prévenu déjà condamné pour des faits de rébellion sur des forces de l'ordre, se débat et assène un coup de poing non volontaire à une gendarme. Une fois interpellé, c'est sa compagne qui va faire parler d'elle, en démarrant la voiture et en effectuant plusieurs mètres alors qu'elle présente un taux de 2g18 dans le sang. Une fuite rapidement stoppée par les gendarmes. 

Déjà 9 condamnations pour des délits routiers

Placé en garde-à-vue, le prévenu qui reconnaît les faits reprochés et qui dit se "souvenir de rien dû à l'alcool concernant sa rébellion" a été présenté en comparution immédiate hier. La gendarme touchée par un coup de poing lors de son interpellation, a décidé de porter plainte et s'est constituée partie civile. Lors de sa réquisition, la procureure a requis la plus grande fermeté face à ce multirécidiviste condamné à 9 reprises pour des délits routiers. "C'est des faits intolérables, la seule réponse pénale qu'il faut apporter, c'est de la prison ferme, car il met en danger les usagers de la route. Je requiers donc une peine de 15 mois ferme avec un maintien a détention". L'avocat du prévenu, maitre Pierre Thersiquel évoque "le besoin de continuer les soins pour le débarrasser des ses addictions à l'alcool" lui qui a déjà réussi à se séparer de son addiction à la cocaïne. Le prévenu lui "reconnaît avoir dérapé et avoir commis une nouvelle erreur". Il a également tenu à présenter ses excuses à la gendarme blessée lors de l'interpellation. Ses excuses n'auront pas suffi à alléger sa peine. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et l'a condamné à quinze mois de prison ferme avec mandat de dépôt. 

E.R