Gers : retour progressif à la normale dans les EHPAD du département

Des libertés retrouvées. La 3e phase de déconfinement qui est en vigueur depuis ce lundi 22 juin, dans le pays, est marqué de nombreux changements, symbole d'un retour à une "vie d'avant", après plusieurs semaines de confinement lié à la crise du COVID-19. Parmi eux, le retour progressif à la normale dans les EHPAD avec des conditions de vie et de visite des proches largement assoupli, même si plusieurs mesures de protection doivent continuer à s’appliquer, dont le port du masque obligatoire pour les personnes extérieures. Une nouvelle phase, particulièrement attendue par les résidents, les familles et le personnel soignant, après plus de 3 mois de confinement délétère pour certains aînés, privés de visites et de contact avec l'extérieur.

Fin du confinement en chambre et reprise des admissions dans les EHPAD

Si, dans certains EHPAD, le protocole a déjà été assoupli notamment au niveau des visites, d'autres préfèrent encore se laisser du temps. Les directeurs des EHPAD ont jusqu'au 10 juillet, date de la fin de l'état d'urgence dans le pays, pour mettre en place "ce plan de retour à la normale" dans leurs établissements. Dans nos éditions de la soirée, Jean-Michel Blay, délégué départemental de l'Agence régionale de Santé pour le Gers, détaille les conditions d’organisation de ce retour progressif à la normale dans les maisons de retraite médicalisée du département. "C'est un plan qui prévoit deux types de chose. D'une part, le plus vite possible la reprise des visites des proches sans rendez-vous avec la mise en place de plages où ces visites sont possibles sans rendez-vous. Le deuxième volet du plan sera de façon progressive et en fonction de la situation spécifique de chaque établissement, la reprise des sorties individuelles, collectives et de la vie sociale au sein de l'établissement. La fin du confinement en chambre sauf exception médicalement justifié, la reprise de l'intervention des professionnels libéraux-paramédicaux dans les EHPAD, je pense aux Kinésithérapeutes par exemple. Et enfin, la reprise des admissions dans les EHPAD. Sachant que ces plans doivent s'accompagner d'une vigilance et de l'application des mesures barrières habituelles puisqu'en cas de difficulté, ces plans doivent prévoir la possibilité de remettre en place très vite des mesures de protection." Témoignage à retrouver dans nos éditions de la soirée.