Gers : pas de fermeture de classe dans les communes rurales à la rentrée sans l'accord des maires

Le suspense devrait toucher à sa fin pour les élèves de terminale du département. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer doit détailler, dans la journée, les modalités de passation du baccalauréat. Une édition 2020, qui sera forcément particulière, dans le contexte de crise sanitaire que traverse actuellement le pays. En attendant d'en savoir plus sur le sort de ces examens de fin d'année, retour sur l’une des annonces fortes du gouvernement pour la rentrée prochaine concernant le 1er degré (les écoles primaires). À savoir : qu'il n'y aura pas de fermeture de classe dans les communes rurales de -5000 habitants sans l’accord des maires. Une mesure exceptionnelle, compte tenu des circonstances, confirmée dans le Gers, malgré la baisse significative du nombre d’élèves à la rentrée prochaine, entre 300 et 400 élèves en moins, comme l’explique Mathieu Blugeon, directeur académique des services de l’éducation nationale du Gers (DASEN). « Exception faite de quelques cas, ou avec l’accord du maire, nous maintiendrons des fermetures, souvent pour des raisons pédagogiques ou parce que les choses ont été travaillées en amont, mais sinon nous ne formulerons pas de fermetures de classes en milieu rural, sans l’accord du maire.»

Cours à distance : « les élèves gersois jouent le jeu »

Autre sujet abordé avec le DASEN du Gers, les cours à distances. Alors que nous sommes à la fin de cette 3e semaine d’école à la maison, après la fermeture des établissements scolaires pour limiter la propagation du COVID-19, les élèves se montrent-ils assidus ? Oui, selon Mathieu Blugeon. « Une très grande majorité des élèves gersois se sont connectés et ont joué le jeu. Les retours que nous avons des enseignants sont plutôt favorables. Ils trouvent que les familles gersoises en grande partie retroussent leurs manches et aident leurs enfants à pouvoir suivre au mieux les cours. Très peu, par rapport aux autres départements de France, sont sortis entre guillemets des radars, et non pas pu rentrer d’une façon ou d’une autre en contact avec leurs enseignants, et ça, c’est une très bonne nouvelle. Une réussite que l'inspecteur académique attribue aux enseignants, qu’il tient à féliciter pour leur travail depuis le début de la crise. « Ce qu’il faut retenir de ces 15 premiers jours, c’est que les enseignants d’une façon ou d’une autre, se sont appliqués et ont fait preuve vraiment de créativité, pour trouver des solutions afin de pouvoir enseigner au mieux à distance. Je suis plus-que-satisfait, et même particulièrement ému à la lecture de certains retours de parents d’élèves. Reportage complet à retrouver dans nos éditions de la matinée.