C'est un vrai coup dur pour l'économie touristique locale ainsi que pour les communes concernées : la fermeture cet été de deux des plus grandes bases de loisirs du département : Gondrin et de Solomiac, qui comptabilise chacune entre 50 et 100 000 entrées chaque saison. Si certaines bases comme celle de Saint Clar, on fait le choix de rouvrir, les deux municipalités ont pris une décision tout autre face au protocole sanitaire très strict qui leur est demandé de respecter : port du masque en dehors de la baignade, une fréquentation limitée, une entrée et une sortie différenciée.
"On ne sait pas s'il n’y aura pas de deuxième vague cet été"
Un protocole impossible à mettre en place pour la base de loisirs de Gondrin selon Christophe Bassetto, conseiller municipal en charge de la communication. Il revient plus en détail sur cette décision prise à contrecœur par le conseil municipal, une 1re dans l'histoire de la base en 48 ans d'existence. "Vous allez aux toilettes, à la buvette, etc... vous devez porter le masque. Je ne vois pas combien de personnes il faudrait pour faire respecter ces règles. Et en plus dans un cadre de tourisme et de vacances qui va accepter et assumer le masque dans ces conditions. C'est extrêmement complexe. Il faut savoir que nous avons sondé le personnel, qui en temps normal peine déjà à faire respecter les premières règles en vigueur sur la base, donc vous imaginez comment ça peut être difficile. Une seule personne pour monter à la fois au toboggan, désinfecté en permanence, une sortie et une entrée différenciée or ne nous les avons pas. C'est vraiment trop compliqué. Donc, nous pouvons prévoir des investissements pour l'an prochain, car personne ne sait si pour cet été il n'y aura pas de deuxième vague et peut-être une reprise de l'épidémie l'an prochain.
Une réouverture avec les contraintes actuelles aurait entrainé "un surcoût financier" conséquent à Gondrin
Autre point qui a justifié cette décision du côté de Gondrin : le surcoût financier énorme qu'aurait engendré cette réouverture pour la base de loisirs avec les contraintes actuelles. "Ouvrir la base de loisirs, c'est 750€ d'électricité chaque jour, une quinzaine de salariés. Les charges fixes du moment où nous ouvrons une semaine ou 45 jours c'est 7500€ de charge fixe par jour. Si tout le monde n'est pas au rendez-vous durant une saison, qui va rembourser le déficit ? On peut difficilement faire porter la charge à tous les publics gondrinois", souligne l'élu.
"On prenait trop de risques"
Le son de cloche est similaire du côté de Solomiac où la configuration des bassins est quasi-identique. La municipalité indique avoir voulu prendre aucun risque pour la sécurité de son personnel et celle des visiteurs. "On a bien réfléchi, c'est à contrecœur, mais on prenait trop de risques. Des risques avec le Corona et le risque aussi avec les gens qui vous savez à des époques de chaleur sont un peu excités. On aurait eu le droit à des "pourquoi pas moi, pourquoi pas lui. Après il nous fallait embaucher du personnel pour les sanitaires parce que c'est la queue toute la journée. Je pense que le règlement qui nous fallait mettre en place dans la base de loisirs ça allait faire des polémiques et on aurait eu du mal à gérer cette clientèle nombreuse", déplore Guy Mantovani, le maire de la commune. Témoignages complet à retrouver dans nos éditions de la matinée.
E.R