C'est l’une des tristes conséquences du confinement en vigueur depuis plus d’un mois dans le pays : la hausse de la précarité. Avec des revenus en baisse, la fermeture des cantines, la hausse du prix des denrées alimentaires ou encore la fermeture de certaines associations, de nombreuses familles sont actuellement en grande difficulté, notamment sur le plan alimentaire. Un constat partagé dans le Gers par la Banque Alimentaire. L’association à pied d’œuvre depuis le début de la crise pour fournir les différentes associations caritatives du département en denrées alimentaires a enregistré une hausse significative des besoins." Cette progression est importante. Aujourd'hui, on l'estime à 30%", déplore Pierre Buffo, le président de la Banque Alimentaire du Gers. Il tient toutefois à préciser et à rassurer. "On a une grande chance dans le département, c'est qu'on a des entreprises généreuses qui donnent beaucoup, ce qui fait qu'on arrive à répondre à la demande des structures caritatives."
L'association peut compter sur le soutien d'une trentaine d'entreprises au quotidien durant cette crise
Durant cette crise sanitaire, l'association peut compter sur le soutien alimentaire d'une trentaine d'entreprises, dont 7 nouvelles depuis le début de l'épidémie du COVID-19. Parmi elles, Biocoop. L'enseigne alimentaire spécialisée dans les produits frais et locaux s'investit depuis plusieurs semaines pour venir en aide à l'association gersoise. " Naturellement, ils ont proposé à leur client de faire des dons quotidiens au profit de la banque alimentaire. Donc, les consommateurs achètent, laissent des produits dans un bac, et toutes les semaines, ils viennent nous livrer ces produits qui ont été donnés par leurs clients. C'est une excellente opération", souligne Pierre Buffo.
La plateforme de mobilisation citoyenne connait un vrai succès dans le Gers : 232 bénévoles déjà recrutés
Face à cette crise, la Banque Alimentaire, comme toutes les associations caritatives gersoises ont dû se réorganiser et pallier à une problématique marquée sur le territoire : l’âge avancé d’une grande partie des bénévoles. Pour se faire, elles ont pu compter sur la plateforme de mobilisation citoyenne