Gers - Carte scolaire du second degré : le CDEN boycotté par les élus et les syndicats pour dénoncer le manque de moyens pour la rentrée prochaine

C'est une première selon les syndicats. Le conseil départemental de l'éducation nationale du second degré, qui se réunissait en Préfecture à Auch, ce vendredi après-midi, a été boycotté par plusieurs syndicats et élus. La réunion devait définir la dotation horaire globale pour les lycées et collèges en vue de la rentrée prochaine. Mais, le plan dressé pour la rentrée prochaine par le Dasen du Gers, Farid Djemmal, n'a pas convaincu. Une grande partie des membres siégeant au sein de l'instance l'ont fait savoir en prenant la décision symbolique de ne pas siéger. Le quorum requis pour voter valablement n'ayant pas été atteint, la réunion n'a donc pas pu se réunir. Un scénario similaire à ce qu'il s'était produit pour le 1er degré il y a quelques semaines. Mais contrairement, au 1er degré, où le boycott lors de la présentation de la carte scolaire est fréquent, pour le second degré, cette décision reste extrêmement rare et témoigne de "réelles inquiétudes" pour l'avenir, selon Betty Jean dit Tessier, secrétaire départementale Snuipp-FSU.

"C'est bien la première fois qu'on boycotte le CDEN sur les moyens pour le second degré. Cette année, on assiste vraiment à une rupture d'égalité pour le département du Gers avec la suppression de l'allocation progressive des moyens, qui permettaient aux établissements ruraux d'avoir une protection et des moyens supplémentaires. Cette suppression de cette allocation, c'est vraiment une baisse des moyens alloués à l'éducation dans le second degré dans le Gers."

 Les élus de la majorité départementale apportent leur soutien aux syndicats enseigants

Dans cette action, les syndicats ont pu compter sur le soutien des élus de la majorité départementale. Comme lors du premier CDEN pour le premier degré, ils ont pris la décision de suivre la voie des syndicats et de ne pas siéger. Dans l'attente du nouveau CDEN prévu le 6 avril prochain, Philippe Dupouy, vice-président du département du Gers, représentant le président Philippe Martin, espère que la copie sera revue par le DASEN du Gers.

"Comme nous le redoutions, la carte scolaire pour le 1er degré s'est traduite par un nouvel affaiblissement du service public de l’Éducation nationale dans notre département. Les échanges qui ont lieu n'ont pas encore permis d'apporter des réponses satisfaisantes aux revendications des parents d'élèves, des enseignants et de leurs organisations syndicales. En conséquence, en solidarité avec les représentants des personnels et des parents d'élèves, les élus de la majorité départementale siégeant au CDEN ont pris la décision de ne pas participer à la réunion. Le système éducatif est en grande difficulté du fait de la crise sanitaire, notre jeunesse paie un lourd tribut à celle-ci, le quoi qu'il en coûte pour les entreprises" doit maintenant se traduire par un quoiqu'il en coute pour l'école. On espère que d'ici le 6 avril (NDLR, date du prochain CDEN), le rectorat aura apporté un certain nombre de réponses et aura consacré quelques moyens supplémentaires au département pour permettre à nos collèges et à nos lycées de bénéficier d'options auxquels les élèves gersois peuvent prétendre." 

Un nouveau CDEN est donc prévu le 6 avril prochain. Cette fois, même si le quorum n'est pas atteint, la réunion officialisant la dotation horaire globale pour le second degré en vue de la rentrée prochaine, pourra se tenir.

E.R