On ne souffle pas que sur des bougies. Depuis samedi dernier, l’Éthylotest Anti-Démarrage a fait irruption dans le département du Gers. Une mesure alternative à la suspension du permis de conduire pour les contrevenants contrôlés avec entre 0.4 et 0.9 milligrammes d'alcool par litre d’air expiré. Le fléau de l'alcool en tous cas, fait vraiment échos dans le Gers : l'an dernier, 759 infractions étaient liées à l'alcool selon les chiffres de la préfecture du Gers. Les contours du dispositif seront expliqués dans nos éditions de la matinée par le directeur de cabinet de la préfecture du Gers, Benoit Courtiaud.
S'il trouve en cette mesure une valeur pédagogique, Benoit Courtiaud met aussi en avant la possibilité d'un recul du nombre de conducteurs roulant sans permis, plafonnant aujourd'hui à plus de 700 000 personnes en France. Autre atout, la valeur économique. Un permis de conduire suspendu équivaut parfois à la perte d'emploi. Mais les conducteurs "éligibles" à l'EAD auront le droit qu'une fois à l'erreur, pas une de plus.
Précision : le dispositif doit faire l'objet d'une vérification annuelle réalisée au sein d'un établissement agréé. Dans le Gers, un seul du type existe, à Eauze. Le coût moyen d'une installation est de 1300 euros, 100 euros pour la location. La mesure n'est pas applicable aux récidivistes, ni aux permis probatoires.