Devant la préfecture du Gers, les facteurs mirandais attendent des "garanties" de leur direction.

La mobilisation des facteurs de Mirande ne fatigue pas après plus de deux semaines d'actions. Ce matin les grévistes se sont donnés rendez-vous devant la préfecture du Gers à Auch, où une délégation syndicale a pu échanger avec les représentants de l'Etat.

« Pour nous l'objectif c'est qu'il y ait une reprise du travail dès demain », explique Gilles Rosset, représentant Sud, « mais ça ne dépend pas vraiment de nous. Ca dépend de la direction, si elle accepte d'enfin entendre les revendications des collègues ». La situation, pas si inextricable semble-t-il, avait failli trouver une issue en fin de semaine dernière, mais un point de blocage a remis les négociations au point mort. « C'était l'équivalent d'un emploi pendant huit semaines » à l'été qu'attendaient les postiers d'Astarac, « qui ont déjà du mal à assurer les tournées habituelles » à cette période.

Un moyen de faire capoter les échanges en vue de la réorganisation du bureau de poste ? « On se demande » pour Gilles Rosset, qui s'interroge sur la réelle volonté de la direction, qui annonçait par voie de presse qu'une assemblée plénière devrait clarifier le projet. En tenant compte des avancées déjà obtenues par les employés ? Pas sûr. C'est donc armés de « garanties » que les salariés mirandais souhaitent reprendre leur activité, avec le support espéré des représentants de l'Etat.

V.M