Dégâts dans les champs suite aux intempéries : la Coordination Rurale pointe du doigt "l'inaction de l'état" sur la gestion de l'eau

La Coordination Rurale déplore des dégâts majeurs sur les terres agricoles, avec de lourdes pertes, suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur le département ces derniers jours. Le syndicat pointe du doigt la gestion de l’État en matière d’eau.

Depuis plusieurs semaines, le Gers subit des précipitations abondantes, provoquant des dégâts majeurs sur les terres agricoles. « Sur de nombreuses parcelles, les sols sont ravinés, lessivés, compactés, parfois totalement détruits », alerte la Coordination Rurale du Gers, dans un communiqué de presse. Alertant sur les "pertes économiques" et les conséquences à moyen terme qui risquent d’être dramatiques" pour de nombreuses exploitations.

Des événements qui ne sont malheureusement plus exceptionnels. Qui s’inscrivent dans un nouveau contexte climatique  : avec des « hivers très pluvieux, étés caniculaires, alternance brutale entre excès d’eau et pénurie ». Les agriculteurs sont « en première ligne face à cette instabilité climatique violente », souligne le syndicat.

La Coordination Rurale appelle l'Etat à intensifier la création de retenues d’eau agricoles

Face à ces défis, la CR  32 rappelle que depuis des années, les agriculteurs, via leurs organisations professionnelles, proposent des "solutions concrètes, responsables et adaptées au territoire" : « les retenues d’eau agricoles permettraient de stocker l’eau excédentaire en période hivernale, de réduire les risques d’inondations, d’assurer l’irrigation en période de sécheresse et de sécuriser les productions agricoles. Mais pour le syndicat malgré ces constats et ces propositions, "l’État persiste dans l’inaction, freinant ou refusant systématiquement les projets de retenues d’eau portés par les agriculteurs ».  Dénonçant "un non-sens écologique, économique et agricole."

Un appel à la responsabilité collective

La CR 32 appelle « l’État à écouter enfin les agriculteurs et à autoriser des projets de retenues d’eau raisonnés et territorialisés », mais aussi « les citoyens à comprendre que l’agriculture a besoin d’outils pour produire durablement, nourrir la population et préserver les territoires ruraux ». Et lance un appel : « anticiper, stocker, réguler l’eau est une nécessité vitale pour l’agriculture gersoise et pour l’avenir de nos campagnes ».

E.R