David Taupiac, candidat sur la 2e circonscription du Gers : "je veux être la voix des Gersois à l'Assemblée Nationale"

La campagne des législatives bat son plein dans le Gers à moins d'un mois du 1er tour, avec des candidatures qui se multiplient. La dernière en date celle de David Taupiac sur la 2e circonscription. Le maire socialiste de Saint-Clar et conseiller régional, a lancé sa campagne hier depuis Lectoure en présence de plusieurs personnalités socialistes gersoisesdont Philippe Dupouy, président du Conseil départemental du Gers, Muriel Abadie, vice-présidente de la Région Occitanie ou encore de Gisèle Biemouret, la député sortante, qui a fait le choix de pas se représenter après près de quinze ans de mandat. Avec sa suppléante Carole Rolando, ils entendent "porter haut la voix de la ruralité et des Gersois à l'Assemblée Nationale". Entretien : 

Qu'est-ce qui vous pousse à vous lancer dans l'aventure des législatives ? 

"J'ai une expérience d'élu de près de 14 ans maintenant qui m'a amené par mes mandats communaux, intercommunaux, à la Région, à appréhender les problématiques du terrain en milieu rural, à essayer de faire évoluer les choses, et à beaucoup expérimenter. Je pense qu'il est important qu'il y ait un député qui représente le terroir et la ruralité et qui se positionne dans une démarche ascendante. C'est-à-dire de capitaliser sur les expériences menées en milieu rural, bien appréhender les problématiques des citoyens, des entreprises, des associations, faire remonter ça à l'Assemblée nationale et faire évoluer les lois, qui sont trop souvent calibrés pour le milieu urbain et trop peu souvent pour le milieu rural."

La date d'officialisation de votre candidature n'a pas été choisi au hasard... 

Dans votre programme, vous insistez beaucoup sur la lutte contre la désertification médicale, c'est une grande priorité ? 

 
"Oui, c'est un des sujets qui est prioritaire pour les personnes qui vivent en milieu rural : l'accès aux soins et le risque de la désertification médicale. Aujourd'hui l'impossibilité d'avoir un rendez-vous chez un généraliste ou un spécialiste, cela crée de l'insécurité auprès de nos concitoyens. C'est une problématique criante dans notre département et j'en fais ma priorité. Je salue d'ailleurs l'action du département, que la Région accompagne, de salarier des médecins et de les installer dans des zones blanches. Cette démarche est prépondérante pour l'avenir de notre département."

Vous êtes très présent sur le terrain de par vos différents mandats, vous serez aussi présent sur le terrain dans le département si vous êtes élu député ? 

"Je crois que quand on est député, comme quand on est conseiller régional, ou maire, on doit tenir les deux bouts. On doit être à la fois très proche du terrain pour bien sentir les préoccupations des citoyens, répondre à leurs problématiques, faire preuve d'empathie et être à l'écoute des gens pour leur trouver des solutions. On doit être aussi dans le côté législatif, en faisant évoluer les lois, anticiper la société de demain, évaluer les possibilités de développement de notre territoire. Il y a les deux bouts qu'il faut tenir, et on ne peut pas tenir le bout du législatif, si l'on ne connaît pas le terrain. Il faut s'occuper de la problématique des gens au quotidien avant de pouvoir faire des lois. Je suis très pragmatique, je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'on arrête le décrochage et ce fossé qui se creuse entre les gens sur le terrain et les grands élus. Il faut relier tout ça et ça passe par une écoute sur le terrain."

Suite à l'accord national entre le PS et LFI, vous mènerez campagne avec quelle étiquette ?

"L'étiquette elle est simple : je suis socialiste. Avec Carole Rolando, nous avons été désignés par les millitants socialiste au mois de février. Nous avons engagé notre campagne en tant que socialiste aujourd'hui, nous sommes toujours socialiste, nous n'avons pas changé. Les partis, c'est à Paris, ici c'est la vraie vie. Les accords valent à Paris, ici nous sommes dans une politique de terrain. Donc, nous sommes socialiste, nous restons socialiste."

L'hypothèse de succéder à Gisèle Biemouret, qui a exercé comme député pendant près de 15 ans, et qui sera votre directrice de campagne, qu'est-ce que cela vous fait ? 

"Si les Gersois de la 2ème circonscription venaient à voter pour moi, ça serait un très grand honneur et une fierté de succéder à Gisèle Biemouret. C'est une des personnes qui a guidé mon action publique depuis de nombreuses années. Il faut rappeler son engagement pour le territoire, sur le volet social, pour la santé, pour l'hôpital de Condom, mais également auprès du monde agricole. C'est une personne avec son humilité, son engagement de terrain, qui fait référence, un peu comme est à l'échelle de la région Carole Delga, dans un autre contexte, avec une autre personnalité. Mais qui ont pour point commun : d'avoir une conduite droite, qui ont une constance dans leurs opinions et qui ont un respect et une humilité auprès de nos concitoyens."

Vous détenez plusieurs mandats, un de vos opposants vous a reproché "d'accumuler les mandats et de ne pas avoir le temps de vous consacrer à 100 % à la fonction de député", qu'avez-vous à répondre ? 

E.R