Coronavirus : y a-t-il un relâchement des gersois face au confinement ?

Alors que le nombre de patients hospitalisés augmente significativement dans le Gers depuis plus d’une semaine après avoir stagné un temps (26 patients hospitalisés le 12 avril, 50 hier selon l'ARS), est-ce le signe d'un relâchement dans le département après plus d'un mois de confinement ? En ce vendredi ensoleillé, de nombreux citoyens ont été aperçus se promenant dans les rues d’Auch. Des déplacements de plus en plus nombreux constatés depuis plusieurs jours de manière générale sur l’ensemble du département, alors ce relâchement a-t-il été également observé par les autorités ? Nous avons posé la question à la préfète du Gers, Catherine Séguin, ce matin. "Nous ne constatons pas de relâchements à travers les contrôles que nous continuons d'effectuer de manière très intense. Je note même qu'il y a une baisse des verbalisations qui peut être constatée.

"Il revient à chacun d'entre nous en respectant ces consignes de nous assurer qu'il ne sera pas prolongé"

Elle souligne toutefois : "en revanche, oui le soleil fait son apparition, le printemps est bien installé, il y a toujours ce risque de relâchement. J'appelle à cet égard et je rappelle les consignes : respecter les règles du confinement. C'est difficile pour tout le monde, c'est extrêmement contraignant, ça dure, mais il ne faut pas aujourd'hui relâcher. Relâcher, ça veut dire se garantir le prolongement du confinement. Donc, la meilleure façon de réduire ce temps contraignant pour nous tous : c'est de respecter les règles. Et elles sont simples : restez chez vous, limitez réellement le nombre de déplacements. Ce n'est pas parce qu'il y a sur la feuille d'autorisation dérogatoire, toute une série de cases à cocher, que ces cases doivent être cochées quotidiennement. Cela vous permet d'être effectivement dans une forme de légalité, mais en même temps, elle vous place en situation de non-solidarité et de non-respect des grands principes. Donc, on reste chez soi, on limite absolument les déplacements au strict nécessaire. Ce confinement il dure dans sa totalité au moins jusqu'au 11 mai, encore une fois, il revient à chacun d'entre nous, en respectant ces consignes de nous assurer qu'il ne sera pas prolongé."