Collège Aretha Franklin de Marciac : les enseignants se portent volontaires pour assurer un soutien scolaire aux élèves en difficulté durant les vacances

Ils sont en deuxième ligne de cette lutte contre le Coronavirus et ô combien important au bon fonctionnement de la nation : les enseignants. Confinés comme une grande partie de la population jusqu'au 11 mai au minimum, ils se démènent depuis plusieurs semaines et la fermeture des établissements scolaires pour assurer la continuité pédagogique et permettre aux milliers d’élèves gersois de suivre une scolarité "la plus normale possible". C’est notamment le cas du côté du collège Aretha Franklin de Marciac. Alors qu’il n’est pas toujours évident pour certains élèves de suivre cette scolarité à distance, une grande majorité des enseignants de cet établissement (une vingtaine) avec l'approbation des familles se sont portés volontaires pour assurer un suivi des élèves tout au long de ces deux semaines de vacances de Pâques, qui se terminent ce dimanche soir et revenir avec eux sur certaines notions incomprises, par téléphone ou en visioconférence, avec une priorité accordée aux élèves jugées les plus en difficultés. "80% des enseignants se sont portés volontaires pour assurer un suivi scolaire. C'est un suivi, j'insiste là-dessus, ce n’est pas forcément leur donner du travail, faire des cours, etc.... Le but, c'est vraiment de passer un petit coup de téléphone aux enfants pour prendre des nouvelles, leur demander s'ils s'en sortent ou s'ils ont besoin d'aide", explique Bruno Nurisso, le chef d’établissement.

3 à 4 coups de fil par semaine aux élèves

La vingtaine de professeurs "bénévoles" ont mis en place une vraie organisation pour que les élèves identifiés comme en difficulté puissent avoir un soutien scolaire, dans les différentes matières enseignées, tout en adoptant un rythme moins soutenu que ces dernières semaines de cours à distance, pour que les élèves puissent tout de même profiter de leurs vacances, certes particulières cette année en raison de la crise sanitaire du Coronavirus ."Les professeurs se sont mis d'accord pour téléphoner à ces élèves en difficulté une fois par semaine, mais une fois par semaine, sachant qu'il y a 3 ou 4 professeurs qui vont appeler le même élève, ça fait 3 à 4 coups de fil par semaine", informe le principal. Reportage à retrouver dans nos éditions de la soirée.