A la recherche d'un nouveau souffle, le court-métrage a trouvé son terrain d'expression à Auch. Pour la 13ème fois la cité gasconne accueillera les 22 et 23 novembre une quarantaine des meilleures productions francophones de 11 à 25 minutes.
Vendredi, 13ème, action. Avec le temps, le festival du court-métrage d'Auch (FCMA) ne laisse plus rien à la chance. « Il y a quand même une patte festival du court-métrage qui est assez reconnue » témoigne le fondateur de l'évènement Florian Maussac. « C'est pour ça qu'il y a pas mal de réalisateurs qui se déplacent, quasiment un par séance sera là ». Lieu d'échanges et de découvertes, le FMCA mettra en concurrence une quarantaine de films lors de ses deux jours de diffusion, sur plus d'un millier de propositions reçues.
Tous les styles, tous les genres
Pour que les cinéphiles et néophytes gersois puissent s'immerger dans les salles obscures de Ciné 32, le comité de sélection planche tout l'été. « Au lieu d'aller au soleil on va dans notre chambre et on regarde des films » ironise Florian Maussac. A la recherche de la fameuse empreinte artistique propre à chaque réalisateur, en garantissant bien sûr la pluralité des genres et des styles. Parmi les neuf séances (dont cinq en compétition), une dédiée au vote du public et une autre aux OCNI, objets cinématographiques non-identifiés qui se démaquent par « la manière de traiter l'image et l'écriture du scénario ». Des films « pas forcément expérimentaux mais très particuliers dans la construction, que ce soit le montage, les effets sonores ou tout simplement la réalisation ».
Les réseaux sociaux, futur salut du court-métrage ?
Nouveauté de l'année, la mise en relation de producteurs de cinéma et de professionnels venus proposer leurs œuvres, point final du parcours d'artistes devenus, alors que la journée scolaire du jeudi éveillera peut-être l'étincelle chez les artistes en devenir. « On est sur une rencontre entre un réalisateur, l'oeuvre, et les élèves. Mais aussi une sélection de films qui touchent vraiment les sujets d'adolescents : identité, rapport à l'autre. Le court-métrage permet très facilement d'exploiter différentes facettes de notre société ». Les adolescents, peut-être la cible la plus accessible d'un court-métrage qui a perdu de sa superbe et que le Conseil National du Cinéma tente de relancer à grand renfort de festivals. « Je pense qu'il y a un intérêt plus qu'avant à regarder du court-métrage, peut-être plus facilement par les plateformes. TikTok ou Instagram ce sont des formats très courts qui s'y prêtent bien » conclut Florian Maussac. Reste à voir si les jeunes troqueront la toute petite lucarne pour le grand écran.
Séance d'ouverture : vendredi 19h
Remise des prix : samedi 21h
V.M