L’événement est assez rare pour être souligné. Pour seulement la 2e fois de son histoire, l’association des familles de l’EHPAD de la Ribère et de l’USLD du centre hospitalier d'Auch a convoqué la presse, lundi dernier, pour clamer « son ras-le-bol » contre des coûts de plus en plus importants des tarifs qui doivent être assurés par les résidents et leurs familles. En 12 ans, selon ses membres, le prix de l'hébergement journalier a été augmenté de près … de 195%. Une augmentation conséquente d'autant que selon eux l'offre de soin ne fait que se dégrader au sein de l'établissement avec notamment un manque criant de moyen humain. Des problématiques qui avaient déjà été pointées du doigt, il y a 2 ans lors du dernier conflit social au sein de l’établissement. Malgré "la promesse d'une augmentation des effectifs", la situation est loin de s'être améliorée, bien au contraire elle ne fait que s'empirer selon Christian Navarre, porte-parole de l'association. « On fait le bilan après 2 ans, et on s’aperçoit qu’on est revenu au point de départ. Les effectifs qui avaient été promis et pour lesquels on nous a augmentés très sensiblement pour ne pas dire sérieusement le prix de la journée, aujourd’hui ne sont pas là. C’est insupportable, aujourd’hui on demande aux familles de payer puis de se taire ». Les familles soutenues par la CGT Santé ont prévu d'interpeller la direction de l'hôpital d'Auch sur ces problématiques lors du conseil de surveillance qui se tiendra en début d'après-midi (14h). L'occasion également de porter leurs revendications : « nous on veut une meilleure qualité de soins. Il faut qu’ils aillent voir ce qu’il se passe (NDLR, direction de l’hôpital). Il faut arrêter avec ce turn-over important et ces démissions », témoigne sur notre antenne, Christian Navarre. Témoignage à retrouver dans nos éditions de la matinée.