Céline Boussié ne s'y attendait pas. Le juge d’instruction d’Auch a prononcé la mise en examen pour harcèlement moral de 7 dirigeants de l’ex IME Moussaron à Condom, après la plainte déposée par cette Agenaise, lanceuse d'alerte malgré elle, qui a révélé pour la première fois des faits de violence sur les enfants polyhandicapés de l’Institut Médico-Educatif de Condom où elle exerçait la profession d'éducatrice. Des dénonciations qui lui ont valu un licenciement en 2014 et d'être poursuivie en diffamation par son ex-employeur. Le tribunal de Toulouse avait prononcé la relaxe en novembre 2017, une décision inédite en France.
Quelle suite?
Le parquet d'Auch devra décider de donner, ou non, une suite à cette affaire. Les mis en cause risquent 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende. "Ce que je veux, c'est simplement que justice soit faite. Les dégâts collatéraux sont colossaux" déplorer la lanceuse d'alerte. Reportage dans nos éditions de la matinée.